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    Index > Liste des articles > Snes/SFC > Final Fantasy VI
 

 
 
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Développeur Squaresoft
Année 1994
Genre RPG
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Final Fantasy VI
Par Milcham le 26/06/2005






   L'ère Super Famicom est souvent considérée comme l'âge d'or de l'histoire de Squaresoft ; et sans doute à raison. La petite boîte qui, comme tant d'autres, a développé avec difficulté quelques softs sur Famicom et micros connait une véritable expansion. Nous sommes encore loin de l'ère polémique inaugurée par Sony. Chrono Trigger, Live a Live, Secret of Mana, Breath of Fire, Bahamut Lagoon, Treasure Hunter G ou encore Rudora no Hihou : Squaresoft ne cache pas son affection pour le RPG, et allie originalité et talent pour développer une gamme franchement admirable. Elle sera d'ailleurs la seule boîte - outre Nintendo - qui répondra à l'appel du Satellaview X de la SFC. Une preuve de plus pour signifier l'audace d'alors et l'affection réciproque avec la firme de Kyoto. En d'autres termes ce Squaresoft de la première moitié des 90's mérite tous les éloges ; et c'est en quelque sorte un blason de tout leur talent que ce Final Fantasy VI.



   Car passés tous ces débâts autour des FF, alimentés par l'orientation nouvelle des plus récentes itérations de la saga, il est difficile de contester le bon goût et le talent d'orfèvre déployés au service du jeu - qui, fort d'un succès mérité, a rejoint le patrimoine vidéoludique. Le plus crispant pour les détracteurs de Squaresoft en 2005, c'est qu'en fin de compte, FFVI doit bien avoir participé aux changements d'orientation de la firme. Rompant avec un certain nombre de traditions entretenues par ses prédécesseurs, il ne reprend pas vraiment l'identité visuelle ou le script des anciens. Ajoutez à cela quelques millions de copies vendues, un support cartouche contestable pour l' "Ultra 64" puis quelques désaccords, et Squaresoft, passablement énervé, part faire des courbettes devant Ken Kutaragi. Je m'avance peut-être en disant cela, mais l'opposition traditionnelle entre - je cite - les FF "anciens, du 1 au 6" et les récents m'exaspère. Final Fantasy VI marque déjà un changement, quatre ans avant le VII.


    


" The World is SQU/_\RE " ~ Et sur le coup, c'était vrai...
   Autant l'admettre, il m'est bien difficile de dresser un bilan, point par point. Après tout, des centaines d'autres s'y sont déjà attelés, un peu partout sur le web et ailleurs, parfois avec succès. Car je porte une franche affection au tout que forme FFVI, en rien dûe à la "hype" entretenue autour depuis belle lurette. Moi je ne dirais pas qu'il est le meilleur FF, le meilleur RPG de la création, ou que sais-je. Car il n'a pas un de ces scripts complexes, riches, rocambolesques et souvent lourds comme le plomb ; qui plus est, son système de jeu apparaît somme toute classique comparé aux jobs de son direct prédécesseur. Il fait dans la simplicité, ne glissant ça et là que quelques originalités bienvenues comme le Blitz, le Morph et j'en passe ; seulement voilà : il a tout simplement pour lui une alchimie indescriptible. Ce petit "truc" qui fait qu'un jeu passe pour culte, pour oeuvre.


   Un petit "truc" que j'attribue à son atmosphère. Tout est calculé, fait avec finesse. Il est perpétuel, le jonglage entre légèreté narrative, démons intérieurs des personnages et monumentalisme baroque des thèmes abordés. FFVI est une pièce de théâtre - de la Comedia dell'Arte. Ça a souvent été dit, et je l'affirme également ; car ce n'est sans doute pas sans raison si la scène de l'opéra atteint une telle popularité. Ceci au point de la décliner en une véritable interprétation par l'orchestre symphonique de Milan et la soprano Svetla Krasteva, ou bien en diorama tout mignon (cf ci-dessous). L'ambiance est caractéristique, mêlant à ces airs d'opéra italien une touche steampunk et, évidemment, un bon brin de fantasy ; et sous ces influences diverses, de nombreux passages ressortent grandis. Qu'il s'agisse de la marche en mode 7 vers la ville minière, le tout sous le blizzard du générique de début, de la forêt maudite suivie du train fantôme style XIXe, ou des somptueux boss se succédant à la fin du jeu, on reste soufflé, contemple sans piper mot. Dès lors, aucun des RPG qui me soient passés sous le pad ne m'est apparu si virtuose.




   Il parait à ce propos indispensable de rendre hommage aux artistes ayant participé au projet. Car il s'agit bien d'artistes - au sens noble du terme. Final Fantasy VI représente l'apogée des compositions de Nobuo Uematsu, bien loin du son médiocre de ses Black Mages d'aujourd'hui. De même, le travail d'illustrateur de Yoshitaka Amano est louable - Terra n'a pas fini de m'hypnotiser ; mais si ces deux-là sont connus, on ne devrait pas négliger le reste du staff qui a sans doute impulsé le tout. Car qui sait d'où viennent certains détails constamment cités pour cultes ? Peut-être bien du petit programmeur dans son coin, à l'ombre des projecteurs. Final Fantasy VI est un ensemble équilibré qui résulte de l'ensemble des concepteurs, sans exception.

    


   Parce que je pense sincèrement que sa réputation ne lui est pas usurpée, et qu'un soft si populaire plus de dix ans après sa sortie ne se base pas que sur du lourd, de belles musiques, de beaux graphismes ou qu'en sais-je. Ce sont les détails de conception qui comptent et l'équilibre qui en résulte. Car celui-ci est solide : FFVI sait varier les phases de jeu (je pense notamment aux deux moments où l'équipe se sépare en groupes pour repousser les assauts ennemis. La première fois dans les mines, la seconde dans la plaine enneigée). Mieux, il a ceci d'intéressant qu'il reprend le principe de pluralité des mondes - déjà introduit avec FFV et ses trois mondes parallèles - et y apporte une nuance : la différenciation n'est plus seulement d'ordre scénaristique et esthétique, mais devient conceptuelle. FFVI synthétise par ce biais une progression linéaire, scriptée dans le premier monde, et une progression peu guidée, hâchée et facultative dans le second. Ceci équilibre le jeu, ce que la série n'avait jamais atteint et ne reproduira jamais avec tant de savoir-faire.


   Et comme qui aime bien châtie bien, je déplorerai enfin le déplacement sur deux axes, sans diagonales ; un point d'autant plus gênant que 1994 est une date de sortie tardive. Peut-être était-ce la façon "à la Squaresoft" de coller aux précédents Final Fantasy. Cette rigidité a dérangé quelques personnes de mon entourage, lorsque, conquis par tant de maestria, je n'y prêtai finalement attention à aucun moment.

    


PS : J'invite bien évidemment tous ceux qui ne l'auraient pas fait à retrouver la cartouche de Final Fantasy VI, ou plutôt III en américain. Ceci parce que l'adaptation PSX est médiocre et qu'un tel jeu mérite mieux que l'émulation. Une chose est cependant à savoir pour ceux qui auront déboursé un prix déjà pas négligeable dans l'acquisition d'une cartouche américaine, comme moi. Si l'on passe par un adaptateur import plutôt qu'une console us, le jeu souffrira de quelques bugs : premièrement, le menu aura parfois quelque problème, n'affichant pas le texte. Pour être plus précis c'est ce qui arrive si vous vous trouvez sur la map. Le menu ne redevient normal que lorsque vous aurez fait un combat ailleurs que sur celle-ci (n'importe quel donjon, donc) - ou en relançant le jeu sur un save point. C'est chiant, mais ça passe. Deuxièmement, le jeu... freeze lors du générique de fin. Dommage si l'on n'a jamais assisté à la fin en entier, qui est excellente. Et si le Japonais ne vous dérange pas, autant craquer pour un FFVI original : vous vous en tirerez pour bien moins cher, avec un jeu en état probablement excellent et un packaging sublime.

   Pour mon propre plaisir et peut-être le vôtre, je laisse ici quelques médias concernant le jeu. Images, musiques, etc. Ça mange pas mal d'espace sur les FTP, mais le jeu le vaut bien. Et puis, c'est aussi l'occasion de lire un article en musique sur OuarpZone. Merci qui ?

"You, the player"


> Vidéo tirée de la version PlayStation, sur fond d'Ario di Mezzo Carattere (37Mo)

> OSV : CD2- 01 - Tina

> OSV : CD1 - 04 - Locke

> OSV : CD2 - 07 - Overture

> OSV : CD3 - 07 - Searching for Friends

    

    

    












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