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    Index > Liste des articles > Megadrive/Genesis > Streets of Rage 2
 

 
 
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Editeur Sega
Développeur Sega
Année 1992
Genre Beat'em fuckin'keupons
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Streets of Rage 2
Par Milcham le 04/08/2005



Cliquer pour agrandir les screenshots


   


Quote

"-Ca a été ta journée, Bogard ?

-Minable. C'était minable, y'a pas d'autre terme.

-Non, à ce point ? A voir ta tête on croirait que tu as vu la Mort.

-La Mort ? Oh, non. Avec les cigarettes qu'on m'a écrasé sur les yeux, je ne risquais pas de la voir sur le coup. Je me suis encore fait agresser par les loubards du coin.

-Qui, Billy la Banlieue et sa bande ? Ne me dis pas qu'ils t'ont encore piqué tes thunes.

-Tu sais, la force de l'habitude fait qu'ils commencent à m'attendre tous les soirs à la sortie du bureau. Aujourd'hui ils voulaient mes chaussures. Ils m'ont demandé de mettre mon blouson en jean demain, celui qu'ils aiment bien, histoire qu'ils puissent me l' "emprunter aimablement". Ils m'ont offert un chewing gum aujourd'hui remarque. Ils me l'ont collé dans les cheveux, mais c'est le geste qui compte non ?

-T'as vraiment l'art pour te faire piétiner, décidément.

-Tu sais Angus, quand tu as le menton sur le trottoir et une chaussure à crampons sur le crâne, tu évites de te révolter.

-Ah, parce qu'ils ont des crampons maintenant ?

-Oui, ils m'ont dit que c'était spécialement pour moi. C'est bien ma veine...

-Si tu n'as pas les parties assez bien remplies pour aller voir les flics, je finirai par le faire. Ca ne peut pas durer, Bogard.

-T'as tendance à oublier que les condés n'osent pas mettre les pieds dans le quartier depuis la nuit où certains ont versé de l'huile bouillante sur leur caisse.

-...Faut bien admettre que c'était plus inventif qu'un cocktail molotov ou qu'une chute de frigidaire.

-Oh bah inventif, oui, si tant est que se référer aux méthodes médiévales, c'est inventif.


      
Billy la Banlieue, ses sbires puis Jennifer, selon Bogard


-Bon. Sinon, ta copine ?

-Jennifer ? Elle a trois semaines de retard de règles, et ce qui pourrait être sa première lubie de femme enceinte a été de m'envoyer ses jurons et ses meubles à la gueule. Du coup, elle m'a plaqué pour sauter dans la Shelby GT500 de son gynéco. Dieu seul sait où elle est en ce moment.

-Son gynéco a une GT500 ?!

-...Merci de t'intéresser à moi, ça me touche.

-Excuse-moi, c'est plus fort que moi : je rêve de cette caisse. Allez, on se fait un jeu.

-Un jeu ? Pitié, j'suis trop entamé.

-Pas un jeu. Le jeu. Un p'tit Streets of Rage 2, histoire de niquer du keupon ?

-...T'es un vrai ami." :°|


      
Castagne, bikers et bornes d'arcade - de Bare Knuckle ! - ou la vraie vie urbaine



Un jeu psychologique
   Ainsi Bogard assouvit-il ses plus violentes pulsions ce soir-là sur une Mega Drive. Il prit Max, le catcheur, qui lui faisait oublier son mètre soixante et ses côtes apparentes. Au début il se jetait dans le vide dès qu'il le pouvait, comme pour assumer son suicide - qu'il était, en réalité, incapable de commettre. Et puis ses quelques vies perdues et le moment du "Continue" venu, il se redressa, le bougre. Il n'apparaissait plus comme un lézard amorphe, mais comme une perruche furieuse. Les traces rouges de strangulations sur son maigre cou, souvenirs d'une visite à sa mère dans un hôpital psychiatrique, faisaient désormais penser à des parures guerrières. Il "niquait du keupon" par cageots entiers, leur broyant côtes, bijoux de famille et honneur.

   Il finit sa soirée debout sur le sofa, l'écume aux lèvres, beuglant "A mort les gorilles, vive l'A-NAR-CHIE !", hypnotisé. Avec son pad en exutoire, il massacra quinze "Billy la Banlieue" (il s'est dit que celui avec le couteau du stage 1 ressemblait pas mal à son tortionnaire) et dégobilla sur quarante-sept "Jennifer" (celle avec son fouet, c'te sale garce). Angus, lui, se retint de lui en coller une.


   Voilà. Streets of Rage 2 est un beat'em all ; mieux, c'est la quintessence du beat'em all à l'ancienne. Héros baraqués, gangs de junkies, coups de boule rotatifs -[CBR]- et midkick / highkick / saignements-de-nez -[MHSN]- à la pelle. Comme tout bon spécimen de ce genre déchu, Streets of Rage 2 (le premier aussi, remarquez) est un défouloir hors-pair, surtout à deux. Et accessoirement, le moyen de faire un headshot à ses frustrations quand on s'appelle Bogard.


      
Le parc d'attraction, son bateau pirate, sa maison des horreurs à la Alien. Un poil plus violent que l'auto-tamponneuse.


Fight Club, le savon en moins, les motards en plus
   Or, qu'on s'appelle Bogard ou Tyson, on aime tous le mythe urbain des 90's : ses nuits décadentes donnant la part belle à la vermine de toute sorte, son argent sale, ses néons, ses flics alcoolos. On pense immédiatement à ces fameuses ruelles nauséabondes où même un bull-dog n'irait pas pisser seul ; où le seul motif valable pour s'y aventurer est le désir de s'alléger les trois bourses avec quelque dame de petite compagnie junky et édentée. Bref, ça pue le crime, ça pue le vice, ça pue le vomi à la sortie des clubs fréquentés par la Pègre locale. Les DJ's donnent un rythme aux coups de feu et de fouet - et Batman n'est pas toujours là pour veiller. Bucolique, n'est-ce pas ?

   Et en fin de compte, ce qu'il y a de plaisant avec Streets of Rage, c'est qu'il reprend le mythe à merveille, vous mettant dans la peau d'ex-flics bourrins et assez remontés. On oublie les zokus musculeux de Double Dragon et les univers capcomiens pour ne retenir qu'une seule chose : la nécessité de NIQUER DU KEUPON et, du même coup, abattre la tête du Mr. X local.


      
Le "SEGA stadium", toujours aussi mal fréquenté.


Mais que fait la Police ?
   Qui plus est, des Keupons il y en a à toutes les sauces : tocard en jean's, skinhead, punk camé, blonde dominatrice, barman "armoire à glace" et j'en passe. Ce qui est regrettable pour leurs minois effarouchés, c'est que le joueur est lui-même bien servi en armoires normandes. Au choix, Axel et son uppercut "hiroshima", Blaze et son entrejambe-qu'on-ne-voit-qu'une-fois, Skate, le lémurien monté sur roulettes ou bien Max, le cauchemar de Hulk Hogan. De quoi étriper par palettes. Au final, pas une goutte de sang mais des mandales mémorables - surtout entre joueurs, en fait. Les concepteurs n'ayant pas oublié le sacro-saint mode 2 joueurs à la "on peut se frapper dessus, oups j'ai pas fait exprès", pas mal de parties se finissent invariablement en concours de baffes et de jurons : c'est ça, le jeu coopératif.


Max, Axel, Blaze, Skate


   Dans un registre moins coopératif, on note la présence d'un mode "duel" que l'on retrouvera par ailleurs dans le troisième. Dur de ne pas voir ça comme une façon de chercher à surfer sur la vague Street Fighter 2. Evidemment, il n'a ni l'intérêt du mode classique ni le fun du jeu de baston de Capcom, mais ça rend joli dans le menu du début, entre "2 players" et "Options". Dommage que ça ne serve pas à autre chose.

   
Des duels anecdotiques. C'est au moins l'occasion de mettre à profit les prises herculéennes de Max.


La Yuzo Koshiro Touch
   Un petit mot sur la musique est inévitable : comme s'il était la star de l'équipe de développement, le nom du compositeur - Yuzo Koshiro, rien que ça - est crédité dès l'écran-titre des Streets of Rage. Et pour cause la bande-son est excellente, utilisant à merveille le processeur sonore bien reconnaissable de la console pour verser dans du thème rythmé typiquement 90's. Le genre de mélodies qui restent invariablement en tête entre deux thèmes de Guile fredonnés sous la douche. C'est aussi la raison pour laquelle encore aujourd'hui, les plus éminents d'entre nos chercheurs se demandent comment l'ambiance sonore de Streets of Rage 3 a-t-elle pu atteindre un tel sommet de mauvais goût. Mais ceci est encore un autre sujet...

      
La plage californienne, où l'on croise plus de crânes rasés que de seins nus.


Tu te crois à Miami, mec ?
   Du reste, Streets of Rage 2 a une maniabilité plus souple et plus riche que celle du premier. On regrette simplement la disparition du fameux bombardement des flics, idée franchement marquante pour tous les amateurs de Streets of Rage. De même, j'avoue que j'avais un faible pour Adam, le boxeur black désormais enlevé (??) par Mr. X. Qu'importe : après le brillant premier épisode, et heureusement avant le troisième franchement pas extra - surtout lorsqu'on voit le prix auquel il part en Jap - Streets of Rage 2 a de toute façon tout pour lui. En dépit de son classicisme général, il est plus ou moins l'un des meilleurs beat'em all qui me soient passés sous le pad.

      
L'ascension vers Mr.X, et un gif animé d'un catcheur sodomite en prime.


   A noter, pour ceux à qui ça parle et qui seront de toute façon outrés de ne pas voir figurer cette précision plus tôt : le nom original de la série est Bare Knuckle. En même temps, "les rues de la rage", ça sonne mieux que "poing nu". Ceci dit, quand on jette un oeil à la mémorable censure commise à l'encontre de Streets of Rage 3, on comprend pourquoi certains privilégient le nom "Bare Knuckle". Quant à un Streets of Rage 4... Alors que Sega a semblé vouloir racheter le Fighting Force de chez Core Designs en plein développement pour en faire un nouveau SoR, on n'a toujours rien. Yuzo Koshiro n'a pourtant eu de cesse d'affirmer son envie de développer une suite chez Ancient, ajoutant que sa soeur (Ayano Koshiro, art designer de la série) a déjà planché sur le projet. Rumeurs, rumeurs...


   Sidney vous parle :

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