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    Index > Liste des articles > Game Boy Advance > WarioWare, Inc.
 

 
 
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Editeur Nintendo
Développeur Nintendo
Année 2003
Genre Mini-jeux
Autres supports Variantes et suites sur GC, GBA, DS

 
 
 
 

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WarioWare, Inc.
Par Sidney Bechet le 05/11/2005




Préface :: On m'a suggéré, dico à la main, de placer les mots suivants : chialer, annexer, mayonnaise, transsubstantiation. Défi relevé.


   Le jeu vidéo a maintenant une grosse trentaine d'années. Ce n'est certes pas long du tout. Ce jeunot aurait de quoi pâlir face à ma longue carrière dans le Jazz. Pourtant il ne le fait pas. Et pour cause : c'est une saisissante effervescence qui l'a saisi jusqu'à aujourd'hui - et continue de le saisir, quoiqu'elle s'en trouve bien moins créative. Ne me demandez ni le futur de l'industrie - je suis musicien, pas devin - ni même d'en dresser un âge d'or. Je choisis simplement de faire mon entrée sur OuarpZone en parlant d'un soft qui a tout de la régression lapidaire. Flashback malade et tentaculaire, WarioWare, Inc. l'est. Injure à ceux qui continuent inlassablement leur combat pour la reconnaissance du jeu vidéo en tant qu'art et moyen de communication, il le revendique quasi-ouvertement. WarioWare est cette autoroute six voies vers l'esprit autiste du joueur.




"L'Homo Videoludis est un Singe, lui aussi."
   C'est probablement cette régression qui plaît. L'homme est un singe dégénéré. Si vous ne me croyez pas, vous n'avez qu'à aller voir là. Singe il est, singe il reste ; le joueur n'échappe pas un instant à la règle. Pire, il se complaît à réveiller des instincts d'animal, enfermé devant une bulle qu'il pense ouverte sur un autre monde et dont il attend une récompense ( "Congratulations !" ). Sans vouloir m'enfoncer plus profondément dans la fange de cette "introduction", avouez que ça a quelque chose de platonicien et de pavlovien à la fois. D'oh.




"Sidney Bechet, ma vie, mes émules."
   WarioWare est à la fois l'archétype du jeu vidéo et son inverse. Avouons-le, il n'est pas de genre de jeu plus adapté à Wario lui-même. Wario, c'est l'alter-ego du plombier qui ne se contente pas d'être maléfique, mais y ajoute sa bonne dose de vénalité, de rots et d'oisiveté. Gros, bourrin, psychopathe avéré et sans doute alcoolique. C'est peut-être pour ça qu'il envahit régulièrement OuarpZone de son puissant appendice nasal. Ce que les plus jeunes d'entre vous ignorent, c'est qu'il est directement inspiré... de moi. Est-ce un hommage à la japonaise ? Difficile à dire. Mais vous admettrez que son nez, son menton, son chapeau comme son caractère de bagarreur bien moulu, Wario sait de qui il les tient. Faut-il encore que je ne me rase pas la moustache pour vous le prouver ?


Wario : la genèse





"De l'inintelligence et de ses dérivés"
   Présenter le concept de WarioWare relèverait presque de l'indécence. Ceci parce qu'il a beaucoup fait parler de lui - et parce que, pas fou, Nintendo a d'ores et déjà sorti trois autres versions (Mega party Game$ sur GameCube, Mawaru / Twisted! sur Gameboy Advance, Sawaru / Touched! sur DS). Il y a d'ailleurs fort à parier qu'un nouveau WarioWare sera disponible à la sortie de la Revolution. Pas trop difficile à faire, démo technique par excellence, Nintendo ne va sans doute pas se priver. Ainsi, WarioWare ne part certainement pas de rien. Il n'invente rien du tout. Aucun concept neuf, rien. Que du vieux.

   D'où régression. WarioWare ne fait que compiler et mettre bout à bout des bribes de mécaniques de jeux éculées. Primaires, qui plus est. Le but des minijeux est à chaque fois résumé en un verbe ("Trouve !", "Assomme !", "Critique !", "Saute !" et j'en passe). La seule vraie originalité de WarioWare, c'est de les faire s'enchaîner à un rythme de fou (2 ou 3 secondes par jeu, et autant de jeux qu'il en faudra pour venir à bout des crédits du joueur). Là encore, on peut pas dire que ça fasse dans la réflexion.






"Quand on est con, on est con ..."
   Dès lors - WarioWare serait-il un jeu pour les cons ? Quels cons ? Les gentils cons, les bons cons ? Les sales cons, les vieux cons ? J'entends d'ici les affectueux couplets de Brassens annexer le propos. Il doit bien falloir faire preuve de connerie, quelque part, pour jouer à WarioWare. Pour jouer à la Game Boy aux toilettes, chialer devant l'opéra nasillard d'un Final Fantasy VI sur Super NES, rallumer une Atari 7800 comme on aurait jadis ouvert le "kit du petit chimiste", si précautionneusement... Quand on a mon âge ou le vôtre, ça relève de la connerie. Chose saisissante, la mayonnaise prend d'autant plus facilement que votre coefficient de connerie est élevé.
Personnellement, j'adore. Si vous êtes cons, vous adorerez, vous aussi. Car constat : le joueur est con. WarioWare ne fait que titiller votre connerie compulsive, congénitale, constante et contagieuse.




"Un jeu Over dans sa Gamme"
   Bref. WarioWare est un chef-d'oeuvre de simplicité et de masochisme du pad. Simplicité, car chaque jeu se doit d'être assimilable en deux secondes grand max. Masochisme, car rien de bien concret ne vient récompenser le joueur qui sue sang et eau, et chacune de ses parties se clot d'un GAME OVER sans autre alternative. L'éventuel bonus qui ponctue les parties, c'est le débloquage de nouveaux jeux. C'est comme arracher un chrétien de l'arène aux fauves pour l'attacher directement sur un bûcher. Ca tient du génie mégalo.

   Attendez, ne vous y trompez pas. WarioWare n'a même pas inventé le genre. Dérivé du party-game, il se place en ligne directe des Bishi Bashi Special, Tant-R, ou même Mario Party, pour rester chez les gros. Il est outrageusement simplifié, jouissif même tout seul, amusant même à deux sur la même GBA (Dong Dong est à ce titre un jeu brillant si vous souhaitez perdre des amis). C'est de l'humour potache nippon et de la stupidité à tous les étages - si bien que les rares jeux un tant soit peu poétiques en viennent à faire rire.




"Céréales Killer ?"
   Enfin, WarioWare a cette immense qualité qu'il fait un pied de nez aux plus fervents adeptes du "New Games Journalism" et autres idioties intellectualistes, qui ne manqueront pourtant pas d'y trouver leur compte en criant au génie créatif. Ceci car WarioWare, c'est une ôde au vite-consommé, une sommité du vulgaire ("vulgus", peuple) dans le jeu vidéo. Il est, en fin de compte, le San Antonio du jeu vidéo : une négation gueularde de tout ce que l'homme a pu créer de beau en dix millénaires. WarioWare détourne les codes du jeu vidéo et le siècle d'existence de la firme Nintendo pour en extraire son huile essentielle de jeux absurdes, sans queue, ni tête, ni rien d'autre. En bref, il pourrait bien être la transsubstantiation du jeu vidéo. D'oh.




"M'en fous, je déteste toujours tout le monde ! Yaaaargh !"
   C'est sur ces mots que Wario clôt lui-même son software. Et, tout de même, un jeu qui titre "Paf le chien" et "Police locale" dans le staff roll, ça peut pas être un mauvais jeu ! Encore et toujours, Nintendo tire sur le cordon comme après un string. Et pourtant... A l'essai, il s'avère que Touched! reste l'un des jeux les plus agréables de la DS. De là à parler de savoir-faire de la part des concepteurs, il n'y a qu'un pas qu'on franchira si l'on voudra. Moi, je suis abonné.








   Sidney vous parle :

"Les jeux, vous le savez, c'est ma grande passion. Cet article vous a plu ?
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