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    Index > Liste des articles > Snes/SFC > Donkey Kong Country
 

 
 
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Editeur Nintendo
Développeur Rareware
Année 1994
Genre Plate-forme funky
Autres supports Gameboy Color, Gameboy Advance

 
 
 
 

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Donkey Kong Country
Par Milcham le 20/12/2005



.THE KING OF GAMES . HE HAS TAKEN OVER THE WORLD . MADE IN JAPAN.


.NINTENDO.


   Donkey Kong, le roi des Kongs (à prononcer avé le bel accengt du midi) c'est quand même, on l'oublie parfois, le premier grand amour de Nintendo. Sans cautionner un seul instant quelque affaire de sesque entre Hiroshi Yamauchi (l'assemblée se lève) et notre ami pongidé, je me dois tout de même de rappeler - et c'est tout à leur honneur - le quart de siècle qu'ils ont passé ensemble sous les feux des projecteurs les plus pixellisés de ce bas-monde. Eh bien oui, Donkey Kong s'est laissé agiter le joystick par Yamauchi, et accessoirement des tas d'enfants (!!) dès 1981.

Cliquez sur les screenshots pour les agrandir



Return of the Kong...

   Eh bien, oui, mais ce Michael Jackson du jeu vidéo a pris un coup de vieux avec la fracassante arrivée de Mario dans ses titres en solo, l'ingrat. Bref. En 1994, Donkey Kong est comme Michael, il est hasbeen. C'est le temps des Boys'bands et de la dance, pas des gros messieurs velus suant abondamment sur "Rivers of Babylone" comme lui. Il n'en fallait pas plus pour réveiller Rare, boîte anglaise au passif discret mais pas dégueu (eh, Cobra Triangle, RC Pro-AM, c'est eux quand même !). Donkey Kong a tout fait pour l'occasion. Il est allé jusqu'à enfiler une cravate, ce noeud coulant de millions de salarymen cocus chaque jour un peu plus serré à mesure que l'on approche de la Grande Falaise. Donkey n'est pas un de ces bichons au regard de veau, mais il encaisse. Et il tient le choc, le bougre. Alors ce que l'histoire ne dit pas, c'est ce qu'il est advenu de Donkey Kong Jr., du jeu éponyme. Deux idées s'offrent spontanément à nos esprits malades :

- Celle d'un odieux crime de moeurs. On a déjà évoqué plus haut le penchant de Donkey Sr. pour la candeur enfantine.

- Celle du petit Spirou : ses albums nous expliquent avec une irréprochable clarté que le petit Spirou, c'est le grand, le poids des années en moins. Qui sait si ce n'est pas l'inverse pour Donkey Kong. Passons.


   J'ajoute néanmoins que l'ami Kong s'est quand même déniché un simiesque bambin du nom de Diddy. Ce que cela pourrait laisser entendre ne me regarde pas. L'ancêtre Donkey Kong, le seul et le vrai - à moins que ce ne soit son fils - signe donc son grand retour alors même que la nouvelle génération de machines fait parler d'elle. D'où l'intérêt pour Nintendo de transformer son vieil étalon en vitrine technologique, d'autant que la suite de l'histoire on la connait, l'"Ultra 64" va se faire longuement attendre. Autant profiter du punch retrouvé du singe, quoi. On lui laisse la cravate, les barils, on lui apprend les galipettes (le premier qui tente un quelconque trait d'esprit à propos du penchant précédemment évoqué du Kong sera soumis à la vindicte populaire), on lui donne un petit air qui dit "Ah que coucou, darling, viens danser le boogie" et on le fait évoluer dans des univers en fausse 3D, avec pour objectif essentiel de récupérer ses bananes, odieusement chapardées par King K.Rool et ses vils reptiles lubrico-dégueulasses. Tout ça lui va simien.


   Ceci fait, il faut trouver un nom "catchy" pour le produit. La légende veut que Donkey ait eu lui-même la gigantesque idée, alors qu'un nintendophile lambda croisé dans la rue lui faisait dédicacer ses chaussettes. DéDiCaCer. Plus funky dans les sonorités, tu meurs. C'est, déjà, le petit ovule féconda qui un jour donnera D.K.C., ce jeu désormais salué par des tas d'ignorants. Pour le D et le K, on est d'accord, mais le C ? Wow, restons dans la bonne musique. C, comme cowboy, comme COUNTRY. Donkey Kong Country était né alors même que son héros était à terre, à quatre pattes, ornant de sa simiesque signature les chaussettes de notre confrère joueur. Mais comme les Japonais n'écoutent pas de Country, mangent des boulettes de riz et ont une haute opinion du jeu vidéo, DKC se trouve renommé à sa sortie dans l'archipel - c'est deux jours après l'Europe - Super Donkey Kong.



The King of Games...

   Le jeu final, c'est un plate-formes sans tant de plate-formes que ça mais avec 101% de speed, de bonus en tous sens, d'animaux qui en ont dans le calebut', de rythmes endiablés et de bananes. Car voilà l'adage du jeu : Feel the Banana Spirit, et dash comme si tu glissais perpétuellement sur des peaux de bananes invisibles, babe. Donkey et Diddy foncent, roulent, sautent, rebondissent sur de vieux pneux, font exploser des barils et des murs. Ils courent, de jour comme de nuit ; empruntent de furieux wagons miniers comme Indiana Jones ; bondissent de liane en liane comme Tarzan ; chevauchent des autruches comme Nana Mouskouri et des rhinocéros comme Salvador Dali. Les fils spirituels d'Elvis sont dans la place et l'occupent de leur si joliment rosé postérieur de gibbon. Et là, je me lève à la gloire de Rare, et vous devriez en faire de même.


   Gloire à Rare, oui. D'abord pour avoir fait revivre le souverain simien, ensuite pour l'avoir doté d'une telle jouabilité. Car dire de Diddy et Donkey que ça roule pour eux ne relève pas d'un sens inné de la formule. Ils roulent. Donkey Kong Country est de ces jeux que, le pad en main, vous reconnaîtriez les yeux fermés. Plutôt que de bêtement chuter dans le premier trou, nos deux compères roulent par-dessus pour sauter encore plus loin. Voilà tout l'intérêt : Donkey Kong Country est un jeu acrobatique, dans le bon sens. Pas de plates-formes casse-bijoux à atteindre : l'acrobatie s'apprécie à chaque instant et on plie les trois quarts des niveaux en trente ou quarante secondes sans jamais cesser de courir. Dans DKC, ça passe ou ça casse, et le plus souvent ça passe, justement - si bien qu'on fait le con. On se prend régulièrement à se demander si on peut affoler le clipping sur le bord droit de l'écran, en empruntant les barils comme un dronte enragé. Et ça, franchement, moi j'adore. C'est aussi la raison pour laquelle DKC2 me plaît moins : il est bien plus riche. Du même coup, moins spontané, moins "run-run-run-don't-think-that-could-be-bad-for-you". Les amateurs über-branchés de "game design" voudraient dire que c'est "juicy" - on excusera l'anglicisme : j'ignore si c'est juteux, mais c'est quand même le pied, manette en main. A tel point que j'ai envie d'utiliser des tas de smilies pour décrire le petit plaisir simple du maniement à la DKC - et Dieu sait si j'aime pas les smilies, en général.
smileysmileysmileysmileysmiley


   En un certain sens, on pourrait se permettre de dire que la maniabilité est finalement assez approximative, mais ce serait injuste : on ne se rate jamais sans savoir pourquoi, preuve s'il en est que le réglage est aussi fin qu'une ficelle de string brésilien. Non, c'est juste plus tolérant que la moyenne des jeux de plate-forme, et au final, il y a une sorte de "touché" pas vraiment descriptible. Quant à la question du respect du Donkey Kong originel... La volonté du clin d'oeil est, elle, déjà présente à l'intro du jeu : on est invariablement accueilli par la même musique que l'original. Cranky radote à longueur de temps sur les beaux jours fanés du jeu vidéo et entasse les vieux machins Nintendo dans sa cabane comme un cleptomane ses trouvailles sur sa cheminée. Et puis -- Donkey passe le plus clair de son temps à soulever des barils pour les envoyer valser à pérpet' ! J'ignore si Rare et Miyamoto avaient dans l'idée de coller au premier DK ; Country est, sinon mieux, un excellent jeu de plates-formes. Et c'est déjà pas mal ! D'autant que switcher à volonté entre deux persos qui se suivent n'est pas chose courante dans le petit monde de la plate-forme.



Le Kong te Claque...

   D'autant qu'il n'est pas seulement sympa à jouer : les graphismes comme la musique assurent. Et encore davantage. Ca swingue, c'est tout en fausse 3D pour un rendu génial, si bien qu'on comprend aisément pourquoi Nintendo a voulu faire de ce jeu un échantillon du futur du jeu vidéo. Et si le futur pouvait être plus souvent comme ça... ! La sortie du titre (les 24, 25 et 26 novembre 1994) coïncidait à quelques jours près aux débarquements Saturn et Playstation au Japon (22 novembre et 3 décembre). Donkey Kong Country se paye le luxe d'être plus beau que la quasi-totalité des softs des lineups Sega et Sony. Un comble.


   Jungles, cavernes, glaciers, cimes des arbres, temples aztèques, galeries minières, bateau pirate : tous les environnements sont également magnifiques, ce que les musiques soulignent avec brio. 'Paraît que le type qui s'est chargé de la bande-son du titre est un certain David Wise. Eh ben, Dave - tu permets ? - sache que je t'adore, et que les trois quarts des joueurs dignes de ce nom sont dans le même cas. Et puis, quitte à rester dans les noms, je crois qu'il est utile de rappeler le boulot de Véronique Chantel sur ce titre. Totalement grotesque. Donc, forcément, j'aime ("Lianes Folies"... oO" ). En fait, c'est souvent comme ça avec elle, et Zelda GB a une drôle de traduc' - enfin je dis ça moi, hein, "je n'en sais rien, je ne suis qu'un gosse". Vous admettrez qu'il faut bien qu'elle soit tordue pour appeler des méchants "Shwarzie" et "Rambo" (Secret of Mana). Ah, Véro... !


   Trève de bavardage. Vous l'aurez compris, Donkey Kong Country s'apprécie surtout lorsqu'on fonce. Je sais pas, ça doit activer quelque bribe d'adrénaline, mais on se retrouve à rigoler devant ses exploits à l'aveuglette. Evidemment, question challenge c'est pas ça. C'est un jeu estampillé Nintendo, pas un Gradius. C'est aussi pour ça qu'on n'en sort pas frustré : pour une fois que faire la brute plutôt que le bon dans un jeu est récompensé (de nos jours, c'est le concept du Truand largement récompensé en tant que tel, initié par Rockstar et nauséeusement imité, qui fait cas d'école...) ! Pour cette raison et pour son ambiance démente, Donkey Kong Country est un Grand. Oui, un Grand, avec un Grand G, justement. Suffisamment Grand pour qu'il n'ait à rougir ni devant Mario, ni devant Sonic, ni devant ses suites.






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