Index  Forum  Livre d'or  Nous   Se connecter  
     
646261 visiteurs
1 connecté
 
 
     
    Index > Liste des articles > Master System > Wonderboy III - The Dragon's Trap
 

 
 
Informations
Editeur Sega
Développeur Westone
Année 1989
Genre Plate-forme / Aventure
Autres supports Game Gear, NEC Hu-Card

 
 
 
 

Retour à l'index

Un jeu au hasard :
Little Big Adventure
Little Big Adventure
(PC CD-Rom)


Articles
 -par support
 -par auteur
 -par année

Dossiers
 
 
 
 

Cette année là...
Jeux Flash
 
 
 
 

Forum
Nous
Livre d'or
Liens

Old School Gamers
Retrogaming80
Les gouttes ophtalmiques ou collyres sont un médicament liquide qu'on applique sur la conjonctive de l'œil
Guardiana, le monde Mega Drive
Une autre vision des RPG
1Up, le site de Sanjuro
Bédéthèque de la Team Pythagore
 
 
 
 


Pour accéder aux Radios, cliquez ici !

Par Radio.blog

 
 
Wonderboy III - The Dragon's Trap
Par Milcham le 05/01/2006




"Wonder - Ne s'use que si l'on s'en sert" : un symbole oldies
Cliquez sur les screenshots pour les agrandir


   Moi j'ai suivi l'école Nintendo. Certes, parce que mon frère l'a fait, plus que par choix ; mais oui, du coup, je suis resté essentiellement fidèle au Nain tondu face à Sega, qui avait beau gueuler qu'il était plus fort que moi, hein, bon. Seulement... il y a de ces choses qui vous marquent un gosse. Ces choses où la raison n'intervient pas, où tout est question de ressenti. Non, ça ne s'explique pas. Je suis, donc, infichu d'expliquer l'un de mes premiers jeux-coups de coeur : la troisième aventure du garçon extraordinaire, ce garçon-pile, sur le Système-Maître (guhuhu, très SF). Vous noterez que le jeu existe à l'identique sur Game Gear pour un kopeck.



   Voilà donc les faits, m'sieur l'agent/m'dame la jante. Je surfe au hasard sur un site, et tombe sur un article. Celui sur Wonderboy III - sympa, il donne l'eau à la bouche, de quoi dépoussiérer mon émulateur Master System qui n'avait pas dû servir plus de 5h cumulées, en somme. Je sais, c'est mal. A ce moment-là, déjà, un "TILT" résonne qui secoue le flipper tordu de ma boîte crânienne. "Manier un héros changé en salamandre... ?"


   Lancement de la ROM. Quelques secondes suffisent et la machine s'emballe - le flipper, pas mon ordi. Je la connais, cette musique du début !
Bon sang. Séquence émotion avec larme au coin de l'oeil si on cherche bien : la totale. En général les trips "Je m'en souviens, c'était il y a 15 ans" je suis pas trop pour ; là je peux pas faire l'impasse. Comprenez-moi : Wonderboy III m'est une véritable introspection. Pas de cul là-dedans ; juste, quand j'arrive au stage de la pyramide, une musique qui résonne en moi et que je me mets à entonner sur le ton du possédé :

"J'ai bien mangé, j'ai bien bu
J'ai la peau du ventre bien tendue
Merci petit Jésus..."





   Bon, les deux couillons là, non, Patrick Topaloff n'a PAS signé la BO du jeu. J'avais probablement entendu ça le jour où j'ai joué au jeu. C'est dingue les trucs cons qui peuvent marquer un gamin, hein ? Au final, je crois que je vais finir par récupérer le MP3, sinon le CD de ce tube. (avec l'accent, on dit. "Tioube")

   Une heure plus tard je me retrouve Mickey Mouse dans la jungle. Non c'est pas Castle of Illusion, et oui je connais, j'en mets ma main au feu. Ben sachez que ça fait vachement mal. Surtout quand on veut éteindre la flamme avec du white spirit. Depuis Wonderboy III du coup, je suis gaucher - par nécessité.



   L'histoire est assez banale : tout joueur qui n'a pas fait une croix sur les vieilleries des 80's/90's (voire avant...) a sans doute déjà connu ça. M'est avis, d'ailleurs, que c'est ce genre d'expérience qui est à l'origine d'une bonne partie de ces types qu'un anglicisme chiant mais - au moins - limpide fait passer pour "RETROGAMERS". Oui, avec l'accent, là encore. Moi en l'occurence je n'ai jamais eu de Master System, et chez les copains c'était aussi à la NES que je jouais. Et en général, c'était plutôt les copains qui venaient pour jouer, j'étais mieux fourni. J'ai donc logiquement demandé à mon frère DigDug, défenseur de l'émulation depuis ses débuts il y a une dizaine d'années - c'est déjà une piste. Réponse : "Non, ça me dit rien. Ah, mais si, on y a joué plus de deux heures dans un supermarché de La Baule, en vacances. Tu avais 2 ans."



   Moralité : Wonderboy III m'avait bien marqué. Sans doute pas sans raison, non ? Alors qu'en est-il du jeu ? Pas de surprise majeure pour tous ceux qui ont déjà touché, par exemple, au Monster World de la Mega Drive. Et c'est tant mieux. On a là un très joli jeu de plate-forme/aventure à scrolling horizontal piochant dans le répertoire du RPG, avec achat d'items. C'est coloré et fluide, l'image est propre et l'ambiance très mignonne, très fin 80's - en somme, très "Wonderboy". On commence la partie dans le dernier donjon de l'épisode précédent, Monster Land. Surboosté comme on l'est, on vient facilement à bout du con de mecha-dragon ( "Dreaded Dragon" ) qui sert de dernier boss. MAIS (Il y a un MAIS, sinon le jeu est fini.), MAIS le méprisable cloporte terrassé, voilà notre valeureux héros en armure frappé d'une malédiction qui le transforme en salamandre. C'est le début de notre nouvelle quête pour retrouver forme humaine, alors qu'on n'a même pas pu se reposer un instant. C'est pas sympa, et au cul les congés payés.



   Le Piège du Dragon, donc, porte bien son nom : non seulement on nous a fait le coup une fois, mais on va nous le refaire ! Chacun des bosses de Wonderboy III est un dragon (zombie, pirate... ben oui, les dragons-pirates ça existe) qui, une fois vaincu, nous inflige une nouvelle transformation avilissante. Enfin, avilissante, c'est vite dit. Boy le Wonderboy est donc tour à tour homme-lézard-souris-piranha-lion-faucon, et chacune de ces transformations a le mérite de le doter de capacités particulières - d'où l'intérêt de retourner niquer du boss pour retrouver une transformation antérieure si on est bloqué. Je sais pas si vous avez remarqué, mais quand il s'agit d'un héros, les concepteurs de jeux sont trop scrupuleux pour les accabler, et la plus horrible des malédictions devient une promenade. Tenez, infligez la Peste noire à un personnage de FF, et le con sera d'office foutu de s'immuniser contre les zombies.


- La forme Humaine, on ne comprend pas bien pourquoi Wonderboy s'efforce de vouloir la retrouver. C'est que le bougre est petit, chétif, ses yeux sont globuleux et ses cheveux verts. En somme, un sprite très sympa, mais le pauvre vieux, en vrai ça a pas dû être drôle à l'école.
- Le Lézard a une portée pas mauvaise et peut se baisser. Son sprite est extra, mais il est minable en défense, sans aucune armure.
- La Souris a déjà un équipement plus décent, mais niveau prestance évidemment on fait mieux. Cela dit, elle est rapide et peut marcher sur les blocs à damier, quelque soit leur position. En d'autres termes, elle peut marcher sur certains murs et plafonds et se faufiler à peu près partout !
- Le Piranha a une tête de brute et peut nager (diiiiingue !).
- Le Lion est un bourrin, un berserker, un malade de la truffe, bref une brute épaisse qui fend l'air, le sol, les crânes. Bwéhéhéhé...
- Le Faucon peut voler, figurez-vous. Le sprite est absolument extra, la jouabilité du vol subtile et on fait pas plus utile.




   Que dire d'autre ? Comme tous les épisodes de la série, c'est par sa simplicité que Wonderboy III s'apprécie. Une simplicité candide, géniale, désarmante, à faire pâlir Alsa et ses copines. On combat des crabes, des champignons, des cactus ou des poulpes dans des plages, des déserts, des jungles. On peut sauter, frapper et utiliser des items/magies. Aucune subtilité du genre "coup en diagonale", "furie" ou autre "double saut". Et on prend son pied à avancer, à profiter de la construction des niveaux pour se frayer un chemin jusqu'au prochain dragon. La durée de vie et la difficulté du titre, si elles ne sont pas insurmontables, sont bien suffisantes. Comme j'ai déjà pu le souligner, la réalisation est honorable ; la bande-son ne l'est pas moins. On sifflotte du Wonderboy III une fois la console éteinte, pour tout dire. Que dois-je encore ajouter pour vous convaincre de jouer à cette perle de l'époque 8&16 bits ?



   Wonderboy III est très probablement le plus attachant des Wonderboy - et je dis ça en m'efforçant de le faire d'une manière un tant soit peu objective. Oh, et puis merde, on s'en bat : j'ai bien décidé de racheter une Master System pour ce jeu ET d'en acheter la version Game Gear, c'est pas suffisant ? Jouez-y un jour ou l'autre, et plutôt ce jour que l'autre. Point. Ou bien ne le faites pas, et vous passerez à côté de l'un des plus attachants ambassadeurs de ce quasi-âge d'or du jeu vidéo japonais, qui sent encore bon les passwords à rallonge et les plans dessinés à la main des magazines.




N.B. : Puisqu'il est aujourd'hui un peu délicat de bien cerner les méandres de la série Wonderboy, une petite mise au point : ce Wonderboy III n'est pas le troisième, mais le quatrième de la série. Le véritable Wonderboy III est bel et bien Monster Lair, le dernier sorti en arcade et se concentrant sur la plate-forme, avec un zeste de shoot'em up. Au Japon, The Dragon's Trap est en fait Monster World II, soit la suite à Monster Land, qui est notre appellation du premier Monster World. Vous suivez ? Oui ? Alors si je vous dis que la version japonaise sortie sur Hu-Card de The Dragon's Trap s'appelle simplement Adventure Island, sans lien aucun avec le nom occidental de la série Takahashi Meijin no Boukenjima dérivée du premier Wonderboy ? Par la suite ça se tasse un peu, avec notre Monster World, sur Mega Drive, très logiquement Monster World III au Japon. Soit Wonderboy V.


   Sidney vous parle :

"Les jeux, vous le savez, c'est ma grande passion. Cet article vous a plu ?
MOI NON PLUS ! Alors venez en parler sur le forum avec nous."
"Réagissez à cet article - Voir les réactions"
 
 
           OuarpZone© 2005 - Milcham & DigDug