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Editeur EPIC Megagames
Développeur EPIC Megagames
Année 1994
Genre Plate-forme/Action

 
 
 
 

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Jazz JackRabbit
Par Milcham le 19/03/2006





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   Quand j'avais huit ans, je rêvais d'être... un lapin vert fluo armé jusqu'aux dents. Bon, peut-être pas tout à fait mais pas loin. Mais déjà à l'époque, je savais que ça faisait assez mauvais genre. Alors quand cette cruche de maîtresse me demandait ce que je voulais faire plus tard, je lui répondais invariablement astronaute, cuisinier ou garagiste. On croit que les enfants sont naïfs ; en réalité, ce sont les adultes les vrais dindons de la farce. Je passais mes journées déguisé en pirate ou en cowboy à buter du méchant imaginaire, à secourir des donzelles imaginaires, m'emparer de trésors imaginaires et, après les duels au pistolet dont je sortais bien sûr vainqueur, à décrocher les fléchettes des fenêtres que ma mère venait juste de nettoyer. La succion laissait un joli rond bien crade et pas du tout imaginaire : j'adorais ça.
 Et puis quand j'en pouvais plus, je jouais. A Jazz JackRabbit.




   
Très franchement, laquelle ou lequel d'entre nous n'a jamais été emmerdé(e) par ces satanées Fables de La Fontaine ? Ah, décidément, la maîtresse elle y tenait à son folklore hein. Considérez donc Jazz JackRabbit comme un exutoire pour tous ces gamins dont on voulait brider l'imaginaire car, je vous le donne en mille, ce fameux jeu d'EPIC Megagames est une réinterprétation de la fable : Le lièvre et la tortue. En plus elle était longue celle-là, bien chiante à apprendre ! Du coup, lorsque Devan Shell, cette crapule de Tortue cyber-terroriste décide d'enlever la princesse des Lapins pour conquérir la planète Carrotus et qu'un lapin G.I. nommé Jazz part à sa poursuite aux confins de la galaxie, ça devient tout de suite plus... ludique. Les Lapins galactiques réclament vengeance, ne les décevons pas !

   Shareware phare de la gamme EPIC programmé par Arjan Brussee avec Cliff Bleszinski et Nick Stadler au graphisme et Robert Allen pour la bande-son, Jazz JackRabbit est ici et là considéré comme le meilleur jeu du monde. Croyez-le ou non, mais je n'invente rien : j'ai déjà vu ça sur quelques forums. Peu importe qui est d'accord, on s'en moque. Le fait est que JJR est un jeu de plates-formes carrément loufoque, typiquement micro et très Sonic-esque à la fois. Gage de qualité, il a remporté un award du meilleur jeu d'arcade sur PC de l'année 1995. Vous incarnez donc Jazz, mais sa fabuleuse épopée vous est bien mieux contée par le jeu lui-même :





   Bon, concrètement, JJR est un jeu de plates-formes à la Sonic, avec des tonnes de bonus à collecter et un gros gun en plus. Vous allez donc visiter diverses planètes de deux niveaux chacune (+ Boss), réparties en six "Episodes", + divers stages bonus. On avait la possibilité d'acheter trois packs d'épisodes : le Pack 1, comprenant les épisodes 1 à 3 pour $25 ; le Pack 2 pour les épisodes 4 à 6, au même prix ; ou bien l'intégrale en MégaPack pour $39. La notice était fournie sous forme de BD et EPIC filait à chaque commande des stages bonus, qui se retrouvent aujourd'hui dans cette version CD disponible en abandonware. EPIC vendait aussi des T-Shirts à l'effigie du lapin (j'en veux un !!).


   Le mythe Jazz c'est aussi et surtout son ambiance marrante dès le premier stage, bourré de petits détails dans les décors (du genre des panneaux stipulant "Les lapins puent" ou des portraits de Jazz sous-titrés "Tuez ce lapin !" ), il n'évite pas les références plus que flagrantes à son mentor - Sonic, pour ceux qui ne suivent pas : bumpers, grandes courbes et télés d'invincibilité sont de la partie pour un jeu qui, s'il est probablement moins jouable que les fameux hits de la Mega Drive, garde cette maniabilité très "directe" qu'on connaît bien aux jeux d'action sur micros. Le tutorial du jeu résume d'ailleurs très justement JJR à trois règles primordiales :

1 - Cours comme le vent.
2 - Tire sur tout ce qui bouge.
3 - Si tu ne peux pas tirer dessus, empare-t'en.


   Le Gun de Jazz accepte quatres types de munitions : un blaster de base aux munitions infinies, un "Toaster" plus puissant, des missiles bien pratiques et des sortes de grenades qui rebondissent contre les murs. Enfin, pour pimenter un peu le tout, Jazz peut récupérer de la TNT... Les niveaux sont truffés de munitions pour ses armes ; les murs destructibles et passages secrets en tous genres sont légion. JJR ne manque pas de profondeur et on y revient facilement. En outre, des cristaux sont bien cachés dans les niveaux qui font accéder Jazz à un bonus stage sous forme de course aux objets dans un circuit vu sous une perspective type "mode 7". Là encore ça fait bien Sonic et l'intention est plus que louable !




   Les stages sont très variés et sympas, et la bande-son suit - avec EPIC, c'est une habitude, et c'est encore une fois l'excellent Robert Allen qui s'en charge. L'épisode 3 n'évite pas le sempiternel clin d'oeil à Jill of the Jungle, la mascotte de l'époque pour EPIC (voir Epic Pinball). C'est bien construit et pas trop linéaire, de sorte qu'on peut rejoindre la fin du niveau de différentes façons. Un panneau de checkpoint de mi-niveau est à trouver, histoire de ne pas trop galérer. Fort heureusement, les carottes éparpillées ici et là retapent la vie de Jazz. Le truc, c'est de ne pas vouloir aller trop vite... et Dieu sait si c'est tentant !

   Inutile de tergiverser : on tient là un jeu de plates-formes qui cumule toutes les qualités. Très long, varié, dur avec ses quatres modes de difficulté (niuk niuk niuk...), marrant, rapide et bourré de secrets. Sans parler du bonheur de traverser l'Episode bonus élaboré dans une édition spéciale Noël "Holiday Hare", où l'on traverse des décors enneigés sur fond de chants de Noël remixés façon Hard Rock... !




   
Le peuple n'en demandait pas tant, et ne s'y est pas trompé en propulsant le lapin le mieux burné de cet espace-temps au sommet de la gloire ludique. Jazz JackRabbit est un jeu en or, et sa popularité ne se dément pas (celle de Jazz JackRabbit 2 non plus, d'ailleurs). Et puis Jazz, du fait de son statut de Shareware, c'est aussi un peu la fin d'une époque qui rendait possible l'artisanat et les structures réduites. Une époque lors de laquelle les développeurs s'amusaient à laisser leur signature : les prénoms des types de l'équipe de dev' servent de passwords pour faire déconner le jeu ("ARJAN", par exemple, affiche un gros "HAHAHAHA" à l'écran qui se met à trembler).

   Le jeu est disponible en abandonware, et pour les petits malins Alister Thompson a mis au point un interpréteur libre en SDL nommé OpenJazz, dispo ici. Il tourne sous Windows ou Linux, sur PC, Dreamcast ou GP32/GP2X. Il existe aussi des variantes pour Zodiac/PalmOS, etc. Avec ça, vous n'avez aucune excuse pour passer à côté d'un tel jeu de martien. Peau d'lapin (désolé smiley) .


Pour le reste, c'est comme d'habitude à DosBOX qu'il faut s'en remettre - voir dossier ici.



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