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    Index > Liste des articles > PC > Little Big Adventure
 

 
 
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Editeur Electronic Arts
Développeur Adeline Software International
Année 1994
Genre une petite grande aventure
Autres supports PC sur disquettes, PlayStation

 
 
 
 

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Castle of Illusion - Starring Mickey Mouse
Castle of Illusion - Starring Mickey Mouse
(Sega Mega Drive)


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Little Big Adventure
Par Hibino le 03/07/2006




Cliquez sur les screenshots pour les agrandir


   L.B.A, voilà une simple association de trois lettres qui, sont-elles en majuscule, renvoient à un univers d’une richesse infinie. Oui, on dira ce qu’on veut, mais Little Big Adventure est un titre certainement inapproprié pour l’œuvre du studio d'Adeline Software International. En fait, Little Big Adventure ne tient ni du petit, ni du grand, mais plutôt de l’incommensurable. On a beau avoir toujours besoin d’un plus petit que soi, on a beau aimer garder la tête dans les nuages, force est de constater qu’on trouve parfois des choses qui transcendent ces petits problèmes bassement physiques pour nous emmener plus loin que le bout de notre nez, au-delà de l’horizon. Cela dit, en étant quelques instants pragmatique, on se rend bien compte qu’« Infinite Adventure » sonne résolument moins bien que le sympathique, convivial, accrocheur et par conséquent plutôt bien choisi « Little Big Adventure ». J’ai donc l’art de la contradiction, toutefois moins puissant et limpide que l’oxymore dont il est question depuis maintenant trop longtemps.



"Adeline, c’est ma copine à moi . . ."


   
Adeline Software International est une société bien de chez nous. Elle est fondée en 1992 par des anciens d'Infogrames, non sans un coup de pouce de Delphine Software International, la "grande soeur d'Adeline". Ils sont emmenés entre autres par Frédérick Raynal, papa d’Alone in the Dark et récent titulaire de l'insigne de Chevalier dans l'Ordre des Arts et des Lettres ; distinction qu’il a reçue des mains du ministre de la culture Renaud Donnedieu de Vabres, le 13 mars 2006, aux cotés de messieurs Michel Ancel et Shigeru Miyamoto. Outre Little Big Adventure, l’autre grand succès du studio reste Time Commando, curieux mélange d’action et de stratégie, sorti en 1996 sur PC. Finalement, ASI fut rachetée peu après par Sega et rebaptisée No Cliché. Le géant nippon comptait sur ces créatifs pour offrir à sa future console, la fameuse Dreamcast, un titre phare pour accompagner sa sortie européenne. Ce jeu sera Toy Commander, soft ayant, à juste titre, enthousiasmé la presse de l’époque (92% dans Consoles +, soit la meilleure note attribuée pour un jeu figurant dans le line up européen de la machine). L’histoire de No Cliché s’est arrêtée avec Toy Racer, sympathique programme de course auto reprenant l’univers de Toy Commander, dont l’objectif était de développer le jeu en ligne, sur Dreamcast. Il n’avait rien d’extraordinaire, sauf son prix, 69 francs et pas un centime de plus, chez tout les revendeurs assez audacieux pour en commander. Bref de quoi (ne pas) donner quelques idées à certains éditeurs. Pas de délation, je ne cite ni ne vise personne…


"Twinsen le Quetch (de cheval). . ."
   
Vous êtes Twinsen, aventurier malgré lui et un peu rêveur sur les bords. Effectivement, notre protagoniste est sujet à d’étranges rêves dans lesquels Sendell, une divinité, lui demande de sauver la planète et de restaurer l’équilibre d’un monde muselé par le tyrannique Dr. FunFrock (avec un nom pareil, on comprend son aigreur). Pour vous donner une idée de l’emprise que le goujat sus-nommé détient sur les habitants, Twinsen est envoyé illico presto dans un asile psychiatrique, lieu pour mater comme il se doit les agitateurs et autres prophètes autoproclamés. Rêver de paix et de liberté est sévèrement réprimé, sous le régime de FunFrock, dictateur probablement pas très à l’aise dans son slip. La puissance du tyran réside dans sa capacité à cloner des individus, conjointement à l’utilisation d’un dense réseau télépodes couvrant l’ensemble de la planète. Cela lui confère une armée serviable, inépuisable et totalement mobile. Twinsen, dans sa position de détenu, dépossédé de ses biens, seul, aura fort à faire pour retourner une situation que l’écrasante majorité de la population pense irréversible.

"Quetch Feuille Grobo !"

   L’univers de Little Big Adventure compte quatre races distinctes. Les Quetch, dont Twinsen est un représentant, cohabitent avec les Bouboules, les Lapichons et les Grobos. Tous sont opprimés et chaque ville compte une prison sous le commandement de FunFrock. Ah ! les fameuses prisons desquelles vous serez amené à vous échapper maintes et maintes fois…
D’ailleurs, lorsque vous serez capturé, vous pourrez assister à une scène qui deviendra rapidement familière, présentant Twinsen encaisser un petit châtiment corporel. Plus vous avancerez dans la partie, plus ce dernier sera sévère. On commence doucement par une petite gifle pour tendre vers le punch grossier. A la fin d’une partie, personne ne manquera de se demander combien de neurones aura laissé notre héros, dans son périple. Selon des sources très fiables, les plus grands neurologues planchent sur la question.

"Holomap : Hamalayi, Colamaya"

   Un univers décent et travaillé avec amour se compose de protagonistes, d’une histoire propre avec ses mythes et autres divinités, mais aussi et d’une géographie particulière. La planète de Little Big Adventure, Twinsun, est séparée par deux hémisphères. Chacun de ses hémisphères fait face à un soleil. Ainsi, l’équateur est la zone la plus fraîche et comporte une chaîne montagneuse, Hamalayi, prétendue infranchissable. Afin de faciliter son emprise sur la population, le tyrannique FunFrock a regroupé tout les habitants dans l’hémisphère sud, composé d’îles de taille diverses. Twinsun comporte les destinations incontournables du voyage complet et réussi, avec ses îles tempérées, son désert, ses zones glacières et bien sûr, l’hémisphère nord, très proche de son soleil, au ciel rougeâtre et à la chaleur étouffante, qui réserve son lot de surprises. Moi, j’achète mon billet !


"J’fais c’que j’veux, moi, hein, sans blague !"

   
Le périple de notre héros débute donc à l’asile de l’île de la Citadelle. Dès lors, on comprend que le maniement du Quetch est un peu particulier. Vous devez jongler entre quatre attitudes pour réagir aux problèmes posés par le soft. L’attitude « normale » vous permet de mener calmement vos investigations. Votre marche, tout à fait normale, vous permet d’adopter le comportement standard du citoyen modèle. Bref, à réserver aux situations paisibles, ce qui sera loin d’être toujours le cas. L’attitude « sportive » vous permet de vous déplacer rapidement ainsi que d’effectuer des bonds parfois salvateurs, avec l’effet sonore qui s’en suit, genre le « Bouinnnnng » super culte smiley ! Vous voulez la jouer fine ? Aucun problème, l’attitude « discrète » est faite pour vous. Petits pas de chat et cache-cache derrière un meuble seront vos meilleures armes pour vous infiltrer et vous déplacer sans attirer l’attention sur vous. Enfin, oui, on l’attendait tous, l’attitude « agressive » sera celle de la baston, de l’assaut et du punch bien placé. Vous devrez d’ailleurs en user et en abuser pour sortir de l’asile. Tout compte fait, c’est un peu comme en vrai, quoi, non ?
   Toujours est-il que ce système aura repoussé quelques personnes prônant certainement l’uniformisation comportementale. Effectivement, il parait que gérer quatre états, c’est vraiment la fin du monde ! Néanmoins, on ne peut nier les petits soucis rencontrés dans le maniement de Twinsen, plutôt rigide et parfois laborieux. Se sortir d’une situation délicate relève plus de l’exploit que d’autre chose. Nul n’est parfait.

"Euh . . . Salut."

   Afin de remplir votre mission, qui rappelons-le, consiste simplement à sauver le monde et chacun de ses habitants du joug de FunFrock, vous devrez mettre au placard toute forme de timidité et causer un maximum avec la population locale, quitte a être victime de délation auprès de la milice du dictateur. Comme la plupart des jeux d’aventure, vous devrez collecter un maximum d’informations pour progresser dans cet univers hostile et plein de secrets. Même si votre champ de recherche est premièrement limité à l’île de la Citadelle, celui-ci va s’étendre, au gré des moyens de locomotion que vous aurez sous la main. C’est là qu’intervient l’argent, car sur Twinsun, l’essence n’est malheureusement pas gratuite, tout comme les divers objets que vous pourrez acquérir dans les boutiques des bourgades. Soit dit en passant, de vous à moi, difficile d’imaginer qu’il puisse exister en ce bas monde une ville qui compte un ratio de marchands sur le nombre total d’habitants supérieur à celles de n’importe quel jeu d’aventure ! En même temps, nous, on a rarement besoin de points de magie ou d’un méca pingouin. Ceci explique probablement cela.


"Balle Magique et Staff Roll"

   
En ce qui concerne la réalisation, le staff nous a pondu une 3D isométrique fine et léchée, éclatante de couleurs, très lisible et agréable à l’œil. Ressortir ce programme des années après risque d’être bien moins anachronique que faire la même chose pour des productions en 3D temps réel, même largement postérieures (au hasard, sa suite, dont les extérieurs sont en tout-3D). Nous étions en 1995 lorsque débarquait le jeu sur PC. Il fut porté dans une version light sur une quinzaine de disquettes, puis un peu plus d’une année après sur PlayStation (1997), sur une période encore assez traditionaliste dans le choix des jeux proposés aux possesseurs de la console de Sony. Little Big Adventure sur console ne perd rien de sa superbe mais gagne au passage de nombreux temps de chargement. Rien d’insurmontable, mais tant qu’à faire mieux vaut le pratiquer sur PC, surtout qu’il est disponible en abandonware. Et hop, l’un des meilleurs rapports qualité/prix de tout les temps, haut la main !

   La partie sonore est l’œuvre de Philippe Vachey, et histoire de couper court à toutes suppositions déplacées, oui, là aussi, c’est culte. C’est bien du rêve et de l’évasion que contiennent les mélodies de Little Big Adventure. Mais bon, en même temps, moi je frissonne à la simple écoute du petit sample accompagnant le logo d’ASI, au lancement du programme. La force de cette bande-son réside sans conteste dans sa capacité a servir le jeu mieux qu’aucune autre. Chaque piste s’accorde avec la situation rencontrée par le joueur, bah au final, on obtient un jeu totalement immersif, à la fois très adulte de par les thèmes évoqués et qui conserve cependant un aspect très frais, propre au dessin animé. Outre ses musiques, LBA, c’est aussi un doublage (le jeu est intégralement doublé ) , qui pour le coup est d’excellente facture et originellement en français. Forcément, ça aide. L’aventure proposée ravira certainement petits et grands, en gardant à l’esprit que le jeu n’est guère évident, qu’il nécessite un maximum de recherche, sans omettre de faire fonctionner vos méninges, ceux justement dont Twinsen est peu à peu dépossédé au gré des gifles qu’il reçoit à chaque arrestation.


"Suites et Proto Pack"

   
Le vif succès de Little Big Adventure a engendré une suite, également sur PC. Malgré une qualité toujours au rendez-vous, on déplorera le choix de l’utilisation de la 3D temps réel, assez imprécise et bien moins agréable que la 3D isométrique du premier. En outre, le scénario y prend une direction un peu déroutante, avec son lot de rebondissements venus d’ailleurs. Il fut un temps, on parlait d’un portage sur PlayStation 2, mais le projet est certainement vite tombé à l’eau pour d’obscures raisons. L’idée d’un troisième et ultime épisode est arrivée sur la table, après le rachat d’ASI par Sega. Le jeu, certainement prévu pour le PC et/ou la Dreamcast, devait mettre en scène le fils de Twinsen (ainsi que Twinsen lui même et sa femme, Zoe), mais là aussi, on n’aura que notre imagination pour donner un semblant de réalité à ce jeu, au sous titre toutefois assez explicite sur la nature du voyage du héros : Genesis of The Stellar Entity (La Naissance de l’Entité Stellaire). Monde cruel…

"Sendell"

   Little Big Adventure a marqué son temps et d’une manière plus générale, le jeu vidéo. Histoire de se la jouer petite confidence entre amis, il intègre, de mon point de vue, l’élite du jeu d’aventure et figure en excellente position dans la liste de ceux qui auront profondément marqué ma mémoire de joueur. Fruit d’un bouillonnement créatif exceptionnel, LBA allie profondeur et légèreté, humour et sérieux, accessibilité et casse-tête. Non, franchement, avec un peu de recul, on se rend compte que ce titre, Little Big Adventure, est merveilleusement bien choisi…



P.S.: Sébastien Viannay, l'un des codeurs du jeu original, développe actuellement LBAWin, un patch bien utile pour les possesseurs du jeu original en version CD. Celui-ci, conçu pour MS-Dos 5.0, crashe sous Windows. Voilà de quoi y remédier, y compris avec Win XP ! Pour l'heure seule une bêta est dispo, mais gageons que ça changera bientôt.

Hall of Fame

Adeline Software International
D’après une idée originale de : Frédérick Raynal
Conception et Animations : Didier Chanfray
Programmation Principale : Olivier l’Hermite
Programmeur : Mickael Pointier
Codage Scénaristique : Sébastien Viannay, Frantz Cournil
Illustration : Ael Barroz, Jean-Marc Toroella, Etrange Libellule
Dialogue et Scénario : Jean-Jaques Poncet
Séquences Vidéos : Frédéric Taquet
Musiques & Sons : Philippe Vachey
Programmation des Outils : Laurent Salmeron
Equipe de Testeurs : Alexis Madinier, Thomas Ferraz, Bertrand Fillardet
Contrôle Qualité : Emmanuel Oualid

Personnel supplémentaire

Programmeurs : Serge Pagnol, Cédric Bermond, Marc Bureau du Colombier
Animateurs : Paul Henry Michaud, Arnaud l’Homme
Artistes 3D : Benoît Boucher, Ludovic Rubin, Merlin Pardo
Artistes Bitmap & 3D : Didier Quentin, Sabine Morlat
Scénario : Marc Albinet
Codage Scénaristique : Lionel Chaz, Pascal Dubois

Edition : Electronic Arts


Les screenshots présentées ici traînent un peu partout sur le Net, sans mention de leur auteur d'origine. Si toutefois vous êtes celui-ci et que la présence de ces jolies p'tites images ici vous dérange, n'hésitez pas à nous le faire savoir.



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